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Baromètre de l’évolution professionnelle 2026 : les salariés veulent évoluer sans tout quitter

79 % des salariés d’Auvergne-Rhône-Alpes envisagent une évolution professionnelle d’ici les 2 prochaines années. Pour autant, ils ne souhaitent pas forcément tout changer. 58 % souhaitent rester dans leur secteur actuel et 56 % privilégient une évolution au sein de leur organisation.

Le Baromètre de l’évolution professionnelle 2026, réalisé avec l’IFOP, analyse les aspirations des salariés. Il s’intéresse aussi aux transformations du monde du travail. L’intelligence artificielle occupe notamment une place croissante dans leurs réflexions.

 

Une envie d’évolution qui reste forte

L’évolution professionnelle reste une préoccupation importante pour les salariés d’Auvergne-Rhône-Alpes. 79 % des salariés d’Auvergne-Rhône-Alpes envisagent une évolution professionnelle d’ici les 2 prochaines années. Ce chiffre reste stable par rapport à 2025 et correspond également à la moyenne nationale. Parmi eux, 38 % envisagent cette évolution avec certitude. Les salariés se projettent aussi à plus court terme : 46 % envisagent une évolution dans les six prochains mois et 56 % dans l’année. Par ailleurs, 19 % déclarent avoir déjà amorcé une évolution professionnelle, soit 2 points de plus qu’en 2025.

 

Évoluer sans forcément changer d’entreprise

Le souhait d’évoluer ne signifie pas forcément vouloir quitter son environnement actuel. 58 % des salariés souhaitent évoluer dans leur secteur d’activité actuel, tandis que 56 % souhaitent évoluer au sein de leur organisation. D’autres possibilités attirent également les salariés : 34 % envisagent de changer d’entreprise et 21 % une reconversion dans un autre secteur.

L’entrepreneuriat progresse aussi dans les intentions. 8 % des salariés envisagent de créer leur propre activité, soit 4 points de plus qu’en 2025 et qu’en 2024. Par ailleurs, 10 % envisagent de quitter le salariat. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis le début du baromètre.

Pourquoi évoluer au sein de son organisation ?

Les salariés qui souhaitent rester dans leur organisation recherchent d’abord la stabilité. 48 % apprécient le fait de déjà connaître leur environnement de travail. Ils sont aussi 46 % à vouloir préserver leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. L’ambiance de travail joue également un rôle important : 44 % souhaitent conserver une bonne ambiance avec des équipes déjà connues.

Pourquoi changer d’entreprise ?

Pour les salariés qui envisagent une évolution externe, la rémunération arrive en tête. 43 % citent la possibilité d’augmenter leur rémunération. Le manque de perspectives en interne constitue une autre motivation importante. Il concerne 39 % des répondants.

 

L’intelligence artificielle transforme les projets professionnels

L’intelligence artificielle transforme les pratiques de travail. Elle commence aussi à modifier les réflexions sur les parcours professionnels. En Auvergne-Rhône-Alpes, 61 % des salariés considèrent l’IA comme une aide dans leur travail, soit 4 points de plus que la moyenne nationale.

Les entreprises encouragent également certains usages. 39 % des salariés déclarent être incités à utiliser l’IA dans leur travail. Les outils payants sont aussi présents dans les organisations : 37 % des salariés déclarent y avoir accès. La formation progresse également. 36 % des salariés ont été formés à l’utilisation de l’IA, tandis que 38 % travaillent dans une organisation avec une charte IA.

L’IA entre dans les réflexions sur l’avenir professionnel

Les salariés utilisent désormais l’IA pour réfléchir à leur parcours. 50 % déclarent que le développement de l’IA les incite à réfléchir à leur avenir professionnel, soit 4 points de plus que la moyenne nationale. L’usage de l’IA comme source de conseil progresse également : 46 % ont déjà demandé à une IA des conseils sur leur évolution professionnelle.

L’impact sur les métiers devient aussi plus concret. 47 % des salariés ont une vision claire des changements que l’IA pourrait apporter à leur poste dans les prochains mois. Pour autant, les perceptions varient selon les profils. 29 % estiment que leur poste pourrait disparaître dans les deux ans à cause de l’IA. Cette perception atteint 35 % chez les moins de 30 ans et 37 % chez les cadres.

 

Les salariés commencent à anticiper les transformations du travail

Les salariés adoptent différentes attitudes face aux transformations du travail. 44 % restent dans une posture attentiste, un chiffre stable par rapport à 2025. À l’inverse, 37 % adoptent une posture d’anticipation et cherchent davantage à réfléchir aux évolutions possibles de leur situation. Enfin, 19 % ont déjà amorcé une évolution professionnelle.

Ces résultats montrent une évolution progressive des comportements. Les salariés cherchent à mieux comprendre les transformations de leur environnement. Ils s’interrogent aussi sur leurs compétences et leurs perspectives professionnelles.

 

Mon CEP reste encore trop peu relayé par les entreprises

Le baromètre met également en lumière un enjeu d’information. 38 % des salariés déclarent avoir été informés de Mon CEP par leur organisation. Ce chiffre dépasse légèrement la moyenne nationale, qui atteint 36 %.

Le service public d’aide à l’évolution professionnelle reste connu par 43 % des salariés de la région. Parmi eux, 12 % déclarent savoir précisément ce qu’est Mon CEP. La connaissance des services proposés reste cependant limitée. La formation arrive en tête avec 41 % de citations, suivie par la possibilité de s’informer sur les opportunités professionnelles avec 37 %. La valorisation des compétences et de l’expérience arrive en troisième position avec 35 %.

 

Les proches et Internet restent les premiers réflexes

Que font les salariés lorsqu’ils s’interrogent sur leur situation professionnelle ? 76 % se tournent d’abord vers leurs proches. Internet constitue également une ressource importante : 75 % déclarent pouvoir utiliser cette ressource. Mon CEP arrive ensuite avec 64 % de citations.

Les salariés peuvent aussi solliciter leur environnement professionnel. Les collègues, les managers et les ressources humaines figurent parmi les interlocuteurs cités par plus de la moitié des répondants. L’intelligence artificielle trouve également sa place : un salarié sur deux pourrait l’utiliser pour répondre à une question sur sa situation professionnelle. Cette pratique concerne davantage les jeunes et les cadres. Elle est également plus fréquente chez les salariés qui encadrent une équipe.

 

Découvrez les résultats du Baromètre de l’évolution professionnelle 2026

Le Baromètre de l’évolution professionnelle 2026, réalisé avec l’IFOP, permet de mieux comprendre les aspirations des salariés d’Auvergne-Rhône-Alpes. Découvrez les résultats complets de l’étude et les principaux enseignements sur l’évolution professionnelle, l’IA et le CEP.

Découvrez l’intégralité des résultats du Baromètre de l’évolution professionnelle 2026.

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